En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville, mène l’enquête, aidé du jeune novice Adso von Melk. C’est l’époque où l’Église, en pleine crise, se voit disputer son pouvoir spirituel et temporel. C’est aussi l’apogée de l’Inquisition.
Le réalisateur Jean-Jacques Annaud était convaincu que le roman d'Umberto Eco était écrit pour être adapté par lui seul, séduit par une fascination de longue date pour les églises médiévales et une grande familiarité avec le latin et le grec.
Casting
Annaud ne voulait initialement pas de Sean Connery pour le rôle de Guillaume de Baskerville, craignant que le personnage, déjà un mélange de Sherlock Holmes et de Guillaume d'Ockham, ne soit écrasé par l'image de James Bond ; il fut finalement convaincu par sa lecture du rôle. Umberto Eco fut consterné par ce choix et Columbia Pictures se retira du projet car la carrière de Connery traversait alors une période creuse.
Casting
Le rôle du bossu simple d'esprit Salvatore devait revenir au comique italien Franco Franchi, mais celui-ci rompit son contrat en refusant de se faire raser le crâne et d'y coller de fausses plaques de gale ; Ron Perlman, qui avait déjà tourné avec Annaud dans La Guerre du feu, fut alors engagé.
Casting
Helmut Qualtinger, qui interprète Remigio da Varagine, était gravement malade durant le tournage et est décédé juste avant la sortie du film.
Casting
Christian Slater a été choisi via une audition à grande échelle de jeunes acteurs, sa mère Mary Jo Slater, elle-même directrice de casting réputée, ayant consulté sur le film.
Casting
Pour la scène de séduction entre Adso et la jeune paysanne, Annaud a laissé Valentina Vargas diriger la scène sans indication, et n'a rien expliqué à Christian Slater à l'avance afin d'obtenir une réaction plus authentique.
Tournage
La scène érotique entre Christian Slater et Valentina Vargas a été tournée avec une équipe technique réduite au minimum, l'actrice ayant exigé le départ de tout le monde, y compris des producteurs, et le tout en une seule prise.
Tournage
Le décor extérieur de l'abbaye, plus grand décor extérieur construit en Europe depuis Cléopâtre (1963), fut entièrement bâti sur une colline près de Rome et n'existe donc pas réellement ; il s'inspire du château italien du XIIIe siècle Castel del Monte.
Tournage
Pour la scène finale d'incendie, le décor de sept étages fut entièrement détruit et filmé par sept caméras, dont seulement trois fonctionnèrent réellement ; l'acteur Feodor Chaliapin Jr. reçut accidentellement une poutre enflammée censée être en balsa mais que les techniciens avaient fabriquée en chêne.
Tournage
Les livres utilisés dans le film, avec leurs enluminures et reliures très réalistes, étaient si bien imités que certains furent volés pendant le tournage, obligeant l'équipe à les mettre au coffre chaque soir.
Tournage
Comme les porcs médiévaux étaient noirs et non roses, et qu'il était difficile d'en trouver de cette couleur, l'équipe utilisa des porcs roses peints en noir pour le tournage, une peinture qui tenait mal car les animaux se frottaient les uns contre les autres.
Références
Un clin d'œil à Umberto Eco apparaît dans la bibliothèque, où Guillaume s'extasie sur un exemplaire du Beatus de Liébana commenté par un certain « Umbertus de Bologne », ville où Eco était professeur.
Références
Le nom du bibliothécaire aveugle Jorge de Burgos est un clin d'œil d'Umberto Eco à l'écrivain Jorge Luis Borges et à sa nouvelle La Bibliothèque de Babel.
Références
La disposition en labyrinthe de la bibliothèque, avec son escalier sans fin inspiré de Roger Penrose et Escher, est une idée du réalisateur qui fit remarquer à Umberto Eco que les dimensions du donjon ne permettaient pas un tel labyrinthe sur un seul étage ; par contrainte budgétaire, seules trois salles furent réellement construites, l'illusion étant créée en redisposant les livres.
Références
La statue de la Vierge à l'Enfant devant laquelle prie Adso est un anachronisme de style proche de la Renaissance ; Annaud s'en aperçut pendant le tournage mais, la reproduction ayant coûté cher, la production le persuada de tourner quand même avec, un détail qui lui fut longtemps reproché.
Références
La réplique de Guillaume « Le rire est le propre de l'homme » est en réalité une formule de Rabelais, auteur du XVIe siècle, ce qui constitue un léger anachronisme dans un film situé en 1327, déjà présent dans le roman.
Réception
Le film a connu un grand succès en Allemagne (25 millions de dollars de recettes) mais un échec commercial aux États-Unis, où il ne fut projeté que dans 176 salles pour 7,2 millions de dollars de recettes.
Réception
Umberto Eco a donné un avis mitigé sur l'adaptation, la comparant à un club sandwich dont le film n'aurait pu garder que la laitue ou le fromage, laissant de côté les dimensions théologique et politique du roman.
Répliques cultes
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Jorge : Le rire est un souffle diabolique, qui déforme les linéaments du visage et fait ressembler l'homme au singe.
JorgeSur la nature du rire et son danger pour la foi
Guillaume de Baskerville : Mais qu'y a-t-il de si inquiétant dans le rire ?
Jorge : Le rire tue la peur, et sans la peur il n'est pas de foi. Car sans la peur du diable, il n'y a plus besoin de Dieu.
Guillaume de Baskerville : Mais vous n'éliminerez pas le rire en éliminant ce livre.
Jorge : Non, certes. Le rire restera le divertissement des simples. Mais qu'adviendra-t-il si, à cause de ce livre, l'homme cultivé déclarait tolérable que l'on rie de tout ? Pouvons-nous rire de Dieu ? Le monde retomberait dans le chaos.
Jorge et Guillaume de BaskervilleDébat sur le rire, la peur et la foi
Guillaume de Baskerville : Personne ne devrait se voir interdire de consulter ces livres.
Adso : Peut-être sont-ils considérés comme trop précieux ? Trop fragiles ?
Guillaume de Baskerville : Non, ce n'est pas cela. C'est parce qu'ils renferment souvent une sagesse différente de la nôtre, et des idées qui pourraient nous amener à douter de l'infaillibilité de la parole divine. Et le doute, Adso, est l'ennemi de la foi.
Guillaume de BaskervilleExpliquant pourquoi certains livres sont interdits
Guillaume de Baskerville : Tu es amoureux.
Adso : Et c'est mal ?
Guillaume de Baskerville : Pour un moine, ça pose quelques petits problèmes.
Adso : Oui mais vous, qu'en pensez-vous maître ?
Guillaume de Baskerville : Bien, je ne peux certes pas me prévaloir de ton expérience mais j'avoue que j'ai beaucoup de mal à me convaincre que Dieu ait mis une créature aussi abjecte dans sa création sans la doter peu ou prou de quelques vertus. Que la vie serait paisible sans l'amour, Adso. Tellement rassurante, tellement tranquille... et tellement triste.
Guillaume de Baskerville et AdsoDialogue sur l'amour et son incompatibilité avec la vie monastique
Guillaume de Baskerville : Pour dominer la nature, apprends d'abord à lui obéir.
Guillaume de BaskervilleConseil philosophique sur la nature
Alors que la rose n'existe plus que par son nomIl ne nous reste que son nom seul
<UNKNOWN>Méditation finale sur la vanité et le temps
Guillaume de Baskerville : Les rats encore plus que les savants raffolent des parchemins.
Guillaume de BaskervilleObservation ironique sur les rats et les savants
Jorge : Préservation, dis-je, et non recherche! Car il n'est point de progrès dans les vicissitudes du Savoir, mais au mieux une continue - et sublime! - récapitulation.
JorgeSur la préservation du savoir contre le progrès
Es como los casos de la Audiencia Nacional contra tuiteros que hacen chistes chungos pero con monjes muy feos, Sean Connery haciendo de detective y Simeone antes de viajar a Turquía. Eso sí, lo que hacen con el único personaje femenino no tiene ni nombre. Literalmente
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Sources
D’où viennent ces informations
Le catalogue Seenr s’appuie sur ces bases publiques.