Abby, une mystérieuse fille de 12 ans, vient d'emménager dans l'appartement à côté de celui où vit Owen. Lui est marginal, il vit seul avec sa mère, et est constamment martyrisé par les garçons de sa classe. Dans son isolement, il s'attache à sa nouvelle voisine qu'il trouve si différente des autres personnes qu'il connaît. Alors que l'arrivée d'Abby dans le quartier coïncide avec une série de meurtres inexplicables et de disparitions mystérieuses, Owen comprend que l'innocente jeune fille est un vampire.
Hammer Films a acquis les droits d'adaptation anglophone de Laisse-moi entrer lors du Tribeca Film Festival 2008, où le film suédois original avait remporté le prix du meilleur film narratif.
Genèse
Tomas Alfredson, réalisateur du film suédois original, a d'abord été sollicité pour diriger le remake mais a refusé, déclarant être 'trop vieux pour faire deux fois le même film' et vouloir raconter d'autres histoires.
Genèse
Alfredson s'est publiquement opposé à l'idée même d'un remake, estimant que l'on ne refait un film que lorsque l'original est mauvais, ce qui n'était selon lui pas le cas du sien.
Genèse
Matt Reeves était initialement réticent à l'idée de remaker le film, mais après avoir lu le roman de John Ajvide Lindqvist, il a changé d'avis, trouvant l'histoire personnelle et lui rappelant sa propre enfance.
Genèse
Reeves a refusé de changer l'âge des personnages principaux malgré les demandes, estimant que cela aurait détruit l'innocence enfantine essentielle à l'histoire.
Genèse
Pour ancrer le film dans le contexte américain, Reeves a conservé le cadre du début des années 1980 et s'est appuyé sur le discours de Ronald Reagan sur l'«empire du mal» pour explorer le thème du bien et du mal à travers le personnage d'Owen.
Casting
Des vidéos d'auditions de Chloë Grace Moretz, Mary Mouser et Ariel Winter pour le rôle d'Abby ont fuité sur Internet en juillet 2009 avant même l'annonce officielle du casting.
Casting
Kodi Smit-McPhee et Chloë Grace Moretz ont tous deux été choisis avant la sortie de leurs films respectifs The Road et Kick-Ass, dont les réalisateurs John Hillcoat et Matthew Vaughn ont chacun recommandé leur jeune acteur à Matt Reeves.
Casting
Le frère aîné de Chloë Moretz, Colin Moretz, apparaît dans un petit rôle en tant que caissier de supérette.
Tournage
Reeves a demandé à ses acteurs de ne pas regarder le film suédois original avant le tournage afin qu'ils puissent créer leur propre version tout en restant fidèles à l'essence de l'histoire.
Tournage
Le comté de Los Alamos a accordé une autorisation spéciale au réalisateur pour que la ville du film porte réellement le nom de 'Los Alamos, New Mexico', et plus de 100 adolescents locaux ont été engagés comme figurants.
Tournage
Avant le tournage, Reeves a demandé conseil à Steven Spielberg pour diriger les jeunes acteurs, qui lui a suggéré de faire tenir à chacun des deux jeunes comédiens un journal intime écrit du point de vue de leur personnage.
Tournage
Reeves a engagé le directeur de la photographie Greig Fraser après avoir admiré son travail sur la lumière naturelle dans le film Bright Star, souhaitant donner à Let Me In un rendu très naturaliste.
Effets
La scène de l'accident de voiture, censée apparaître comme filmée en un seul plan-séquence à la première personne, a en réalité été composée de deux prises distinctes fusionnées numériquement : l'une avec l'acteur Richard Jenkins au volant, l'autre avec une voiture miniature montée sur un système rotatif ('rotisserie') devant un fond bleu.
Effets
Pour la scène où Abby se met à saigner en entrant sans invitation dans l'appartement d'Owen, les effets visuels ont utilisé le logiciel Houdini pour suivre les mouvements de Chloë Grace Moretz et animer numériquement l'écoulement du sang, une technique déjà employée par Method Studios sur le film A Nightmare on Elm Street.
Musique
Le compositeur Michael Giacchino a décrit la composition de la partition comme un exercice d'équilibre difficile, expliquant que lui et Reeves étaient souvent en désaccord sur la quantité de musique à intégrer dans certaines scènes.
Réception
L'écrivain Stephen King a qualifié Let Me In de 'triomphe qui transcende son genre' et l'a désigné comme le meilleur film d'horreur américain des vingt dernières années.
Réception
John Ajvide Lindqvist, auteur du roman original, s'est dit très satisfait du remake américain, affirmant avoir la chance d'avoir deux excellentes adaptations de son premier roman, chacune l'ayant fait pleurer à des moments différents.
Anecdote
Lindqvist a par la suite critiqué la création d'une bande dessinée dérivée, Let Me In: Crossroads, affirmant ne pas avoir été consulté et estimant que le projet 'puait', avant de découvrir qu'il avait involontairement cédé les droits nécessaires lors de la signature d'un contrat mal expliqué par les producteurs.