Andrew Beckett, brillant avocat, est appelé à une carriere fulgurante. Adulé par son milieu, rien ne semble pouvoir ralentir son ascension. Mais, le jour où ses associés apprennent qu'Andrew est atteint du sida, ils n'hésitent pas à pretexter une faute professionnelle pour justifier son renvoi. Andrew décide de ne pas se laisser faire et attaque le cabinet pour licenciement abusif.
Le projet trouve son origine en octobre 1987, lorsque la 20th Century Fox acquiert les droits du roman à paraître d'Alice Hoffman, At Risk, avant que le projet ne migre chez Orion Pictures puis TriStar Pictures, changeant plusieurs fois de titre (Probable Cause, puis People Like Us) avant de devenir Philadelphia.
Genèse
Le scénariste Ron Nyswaner a été en partie motivé à écrire le film par le diagnostic récent du VIH/sida de son neveu Kevin, qui décédera des suites de la maladie en juin 1992 ; le scénario final s'est finalement beaucoup éloigné du roman d'Alice Hoffman.
Genèse
L'histoire s'inspire des affaires réelles de Geoffrey Bowers, avocat licencié par le cabinet Baker McKenzie en 1987 et mort peu après, et de Clarence Cain, avocat séropositif licencié par Hyatt Legal Services, qui gagna son procès juste avant sa mort.
Réception
La famille de Geoffrey Bowers a poursuivi les producteurs, estimant que 54 scènes du film reprenaient des détails tirés d'entretiens accordés au producteur Scott Rudin peu après la mort de Bowers ; le procès s'est conclu par un accord à l'amiable, les défendeurs reconnaissant que le film s'était « inspiré en partie » de son histoire.
Casting
Le rôle d'Andrew Beckett a été proposé ou envisagé pour plusieurs acteurs avant Tom Hanks, dont Andy García (premier choix, contraint de partir pour cause de conflit d'agenda), Daniel Day-Lewis (qui refusa pour tourner Au nom du père), ainsi que Matthew Modine et William Baldwin.
Casting
Pour le rôle de Joe Miller, Bill Murray, William Hurt, Nick Nolte et Tim Robbins ont été envisagés avant que Denzel Washington ne soit choisi.
Casting
John Leguizamo s'est vu proposer le rôle de Miguel Álvarez mais l'a refusé pour jouer Luigi dans Super Mario Bros.
Casting
Pour incarner la déchéance physique de son personnage atteint du sida, Tom Hanks a perdu environ 16 kilos grâce à deux entraîneurs personnels, tandis que Denzel Washington a au contraire été prié de prendre du poids.
Tournage
Le film a été tourné dans l'ordre chronologique de l'histoire, notamment pour permettre à Tom Hanks de perdre du poids progressivement au fil du tournage et de suivre une trajectoire émotionnelle cohérente.
Tournage
Le tournage a eu lieu en extérieurs réels à Philadelphie entre octobre 1992 et février 1993, avec les scènes de tribunal filmées à l'Hôtel de ville, et d'autres scènes à la bibliothèque de l'université de Pennsylvanie, à l'hôpital Mount Sinai, au Spectrum et à Rittenhouse Square.
Tournage
TriStar Pictures a d'abord refusé d'assurer l'acteur Ron Vawter, séropositif, demandant à Jonathan Demme de le remplacer ; le réalisateur a refusé et a même modifié le planning de tournage après l'hospitalisation de Vawter, qui mourra du sida moins de cinq mois après la sortie du film.
Tournage
Le maire de Philadelphie de l'époque, Edward Rendell, apparaît en caméo et a improvisé sa réplique sans apprendre de texte ; la scène a été tournée en une seule prise, ce qui lui valut le surnom d'« Eddie One Take ».
Tournage
Selon l'American Film Institute, 53 acteurs séropositifs figurent dans le film, et 43 d'entre eux, dont Ron Vawter, seraient morts dans l'année suivant sa sortie ; une légende urbaine reprise en France affirme que ces décès ont eu lieu dans les douze mois, alors qu'ils se sont en réalité étalés sur plusieurs années.
Tournage
Lors d'une scène de soirée déguisée, le personnage de Joe Miller se costume en « procès » (jeu de mots avec law-suit), tandis qu'Andrew et son compagnon Miguel dansent en uniformes d'officiers de la marine américaine, clin d'œil au statut des homosexuels dans l'armée américaine à l'époque du policy Don't Ask, Don't Tell.
Tournage
Des scènes montrant davantage d'affection entre Tom Hanks et Antonio Banderas ont été coupées au montage, notamment une scène de lit, révélée par Hanks lors d'une interview pour le documentaire The Celluloid Closet et incluse plus tard dans l'édition DVD produite par Automat Pictures.
Casting
Dans un entretien de juin 2022 au New York Times, Tom Hanks a estimé que le film ne pourrait plus être fait aujourd'hui avec un acteur hétérosexuel dans un rôle homosexuel, jugeant cela « à juste titre ».
Musique
La chanson Streets of Philadelphia de Bruce Springsteen, composée pour le film, a remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale ainsi que plusieurs Grammy Awards, dont celui de la chanson de l'année en 1995.
Musique
La bande originale inclut l'aria La mamma morta de l'opéra Andrea Chénier, interprétée par Maria Callas, ainsi que des chansons d'artistes comme Peter Gabriel, Sade et Neil Young.
Références
Dans l'épisode Jared a le SIDA de South Park, la scène du licenciement de Jared par Subway parodie celle du licenciement d'Andrew Beckett, sur fond d'une parodie de Streets of Philadelphia.
Répliques cultes
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All right. I got a question for you. Would you accept a client if you were constantly thinking, "I don't want this person to touch me. I don't want him to even breathe on me"?
Joe MillerIl interroge sur la discrimination envers un client malade
Some of these people make me sick, Philco. But a law's been broken. You remember the law, don't you?
Puedo entender su importancia como primera película hollywoodiense que trata la SIDA, pero esto es un dislate en toda regla. El personaje de Tom Hanks es el homosexual perfecto, uno cuya única función es no ofender nunca a los heteros. Es limpio, escucha ópera, dice inocuo y es abogado de prestigio. Vamos que sabemos que es gay porque nos lo repiten constantemente, porque verlo, no lo vemos. Eso sí, ojo, pilló el bicho por promiscuo y serle infiel a su marido. Tampoco existe ninguna interacción amorosa visible entre Tom Hanks y Banderas, que una cosa es que tengan derechos y otra verlos besarse en pantalla. Mariconadas las justas. No como el personaje de Denzel Washington que cada vez que aparece con su mujer, beso en la boca, no vaya a ser que piensen mal. El juicio es tan nefasto que si le dan media hora más de metraje, además de lo de la abogada diciendo mierda de trabajo todo el bufete acusado sería capaz no solo de pedirle perdón, sino de darle más pasta y ponerlo como asociado. Por no hablar del desastre que supone que sea más importante la sentencia que la salud del pobre hombre. Vamos que más que una película bien intencionada esto es realidad un telefilm homofóbico y bastante ofensivo.
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Sources
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Le catalogue Seenr s’appuie sur ces bases publiques.