Cette série met en scène les aventures du Virginien, personnage dont on ignore le nom et régisseur du ranch de Shiloh, près de Medicine Bow dans le Wyoming.
La série est une adaptation, très libre, du roman The Virginian: Horseman of the Plains d'Owen Wister publié en 1902, déjà adapté plusieurs fois au cinéma auparavant.
Genèse
James Drury avait déjà incarné le même personnage en 1958 dans un pilote intitulé The Virginian, diffusé en noir et blanc dans la série anthologique Decision ; ce pilote n'avait pas donné suite immédiate à une série.
Genèse
Dans ce pilote de 1958, le Virginien avait un net accent du Sud et portait une boucle de ceinture marquée « CSA », suggérant qu'il avait servi dans l'armée confédérée sous les ordres de Jeb Stuart, ce qui situait l'histoire des décennies avant celle de la série définitive.
Casting
Dan Blocker, futur acteur de Bonanza, apparaissait dans un petit rôle muet du pilote de 1958, aux côtés d'Andrew Duggan et Jeanette Nolan qui reprendront plus tard des rôles dans la série.
Genèse
The Virginian a été proposée pour remplacer Wagon Train lorsque cette série de Revue Productions a quitté NBC pour ABC ; elle est devenue la première série western de 90 minutes de la télévision américaine, tournée en couleur Technicolor sur pellicule 35 mm.
Casting
Lee J. Cobb a quitté la série après quatre saisons ; son personnage, le juge Garth, a ensuite été remplacé par plusieurs acteurs de caractère incarnant des personnages différents : John Dehner, Charles Bickford, John McIntire puis Stewart Granger.
Tournage
Le décès soudain de Charles Bickford le 9 novembre 1967, en cours de tournage, a contraint les scénaristes à faire « partir en voyage d'affaires » son personnage John Grainger et à introduire son frère Clay Grainger, joué par John McIntire.
Casting
John McIntire et Jeanette Nolan, qui jouaient Clay et Holly Grainger, étaient mariés dans la vie réelle et avaient déjà travaillé ensemble professionnellement ; McIntire avait par ailleurs repris le rôle principal de Wagon Train après la mort de Ward Bond.
Musique
Le thème musical original de la série a été composé par Percy Faith, mais pour la neuvième saison, rebaptisée The Men from Shiloh, un nouveau générique a été composé par Ennio Morricone, avec une esthétique visuelle inspirée des westerns spaghetti alors en vogue.
Casting
Pour la saison 9, Stewart Granger a expliqué avoir refusé l'idée initiale des producteurs de faire de son personnage, le colonel Alan MacKenzie, un opposant à l'Ouest américain, préférant en faire un ancien officier revenu d'Inde et des colonies britanniques.
Casting
Lors de la dernière saison, fonctionnant sur un principe de rotation des quatre acteurs principaux, Lee Majors et Doug McClure n'ont jamais partagé une scène ensemble à l'écran.
Références
L'épisode « We've Lost a Train » (avril 1965) a servi de pilote officieux (backdoor pilot) à la série dérivée Laredo.
Références
Deux épisodes sans lien scénaristique entre eux, réalisés respectivement par Samuel Fuller (« It Tolls for Thee ») et Charles S. Dubin (« The Reckoning »), ont été remontés ensemble avec une voix off ajoutée pour former un téléfilm intitulé The Meanest Men in the West, diffusé aux États-Unis en 1974 puis sorti en France en 1977 sous le titre Il était une fois deux salopards.
Réception
Malgré le changement de nom et de générique en saison 9, la série a gagné en audience, atteignant la 18e place du classement des programmes les plus regardés aux États-Unis, alors qu'elle était sortie du top 30 l'année précédente ; elle demeurait l'une des quatre seules séries western diffusées en prime time à l'époque.
Anecdote
En 1965, Decca Records a sorti un album regroupant des chansons interprétées par les deux acteurs chanteurs de la série, Randy Boone et Roberta Shore, qui duettaient à l'écran ; dans l'épisode « First to Thine Own Self » (1964), Boone interprète notamment « I'm So Lonesome I Could Cry » de Hank Williams.
Répliques cultes
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"Anyone will tell you Trampas is as trustworthy as they come. Take my word for it.
The VirginianParlant de la fiabilité de Trampas avec ironie
"My Pa always said, 'Live fast, die laughing,' that's the way to do it."
TrampasExprimant sa philosophie de vie
[To the Virginian] I have never heard such hollerin' and shoutin' since the last time I asked you for a day off.
TrampasSe plaignant auprès du Virginian
"No need to push me, Mister. If you're planning on making a move, make it."
TrampasEn confrontation tendue
"The thing is, if a woman can't win an argument any other way she can always cry. Then she can't lose."
TrampasCommentant le comportement des femmes
"She's saving herself for some tall, good looking cowboy with hair the color of autumn wheat."
TrampasDécrivant Molly
"Yo."
TrampasSalutation simple et caractéristique
"I guess you said it yourself. I'm just a dumb cowboy. Well, maybe I'm dumb enough to believe that people should be honest and dumb enough to try to stop them when they're not."
TrampasExprimant ses valeurs malgré le doute sur son intelligence
"Suckers and mules, thats what work's for, and mule's got enough sense to turn his tail on it."
TrampasCritiquant le travail
"The Virginian can track a rabbit all the way to St. Louis."
TrampasTaquinant les compétences de pistage du Virginian
"And Trampas, this is a business trip."
The VirginianClarifiant la nature d'un voyage avec Trampas
"The dead have to be buried...There’s some things you make time for..."
The VirginianSur les responsabilités face à la mort
"She’s just like any other woman - she thinks with her heart instead of her head."