Le Décalogue

Live carefully, with your eyes open, and try not to cause pain.

1989 · 1 saison · Drame
8.5 Discret

Série terminée

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Drame

Les dix commandements vus par Krzysztof Kieslowski. « Dekalog » s’intéresse aux habitants d’un complexe d’habitations de la Pologne de la fin du régime communiste, dont les vies s’entremêlent subtilement tandis qu’ils sont confrontés à des dilemmes émotionnels à la fois profondément personnels et universellement humains. Ces dix films d’une heure, puisant leur inspiration thématique et leur structure globale dans les Dix Commandements, abordent avec finesse des questions morales et existentielles complexes concernant la vie, la mort, l’amour, la haine, la vérité et le passage du temps.

Titre original
Dekalog
Pays d'origine
🇵🇱 Pologne
Année
1989
Chaîne
TVP1

Anecdotes & secrets de tournage

/
Genèse

L'idée du Décalogue vient de l'avocat Krzysztof Piesiewicz en 1984, qui avait déjà collaboré avec Kieślowski sur le film Sans fin ; Kieślowski, d'abord sceptique, se laisse convaincre après l'accueil hostile réservé à ce dernier film par les autorités communistes et l'opposition Solidarność.

Genèse

Piesiewicz, converti (néophyte), s'est replongé dans le Sermon sur la montagne, les livres de Simone Weil et l'Ancien et le Nouveau Testament pour nourrir l'écriture du scénario, qui s'est étalée sur plus d'un an dans son appartement de la rue Klaudyny à Varsovie.

Genèse

Kieślowski prévoyait initialement d'écrire seulement le scénario avec Piesiewicz et de confier la réalisation des dix épisodes à dix jeunes réalisateurs débutants, avant de finalement décider de tous les mettre en scène lui-même, tout en changeant de directeur de la photographie à chaque épisode.

Anecdote

Le personnage récurrent de l'homme mystérieux interprété par Artur Barciś est né d'une anecdote racontée par le directeur de production Witold Zalewski à propos de Wilhelm Mach, qui avait dit apprécier un homme en costume noir visible dans une scène de funérailles alors que personne d'autre, y compris le réalisateur, ne l'avait vu à l'image ; Mach mourut peu après cette avant-première.

Anecdote

Les dix téléfilms n'étaient à l'origine que numérotés de un à dix, sans titre ; le lien explicite avec les Dix Commandements n'a été précisé qu'après les questions insistantes des journalistes lors de la présentation à la Mostra de Venise en 1989, et l'énoncé des commandements n'apparaît dans le générique d'aucun épisode.

Tournage

La télévision polonaise, en difficulté financière, n'avait initialement accepté de financer que huit films sur les dix prévus ; c'est le producteur Krzysztof Zanussi qui a eu l'idée de tourner deux épisodes en double version (télé et cinéma) pour attirer des investisseurs occidentaux, avec l'aide d'Irena Strzałkowska pour obtenir l'accord du Comité de la cinématographie.

Tournage

Le directeur de la photographie Sławomir Idziak n'a accepté de tourner Tu ne tueras point qu'à la condition de pouvoir utiliser un filtre vert qu'il avait lui-même fabriqué à la main ; plusieurs autres chefs opérateurs et assistants avaient d'abord refusé de travailler avec Kieślowski.

Tournage

Kieślowski passait treize à quatorze heures par jour au tournage et au montage du Décalogue ; le budget de la série, épuisé en cours de production, n'a pu être bouclé que grâce au producteur berlinois Manfred Durmiok de Sender Freies Berlin, après le refus de plusieurs bailleurs de fonds comme le groupe milanais Sao Paolo. Le budget total estimé de la série était d'environ 100 000 dollars.

Réception

Le succès inattendu de la version cinéma de Décalogue V (Tu ne tueras point), admis de justesse en compétition à Cannes malgré une longue scène de meurtre qui a d'abord choqué le public, lui a valu le prix du jury et le prix FIPRESCI, et a contribué à attirer l'attention internationale sur l'ensemble de la série.

Réception

Le réalisateur américain Stanley Kubrick a rédigé en 1991 une préface élogieuse pour l'édition anglophone du scénario du Décalogue, saluant la capacité rare de Kieślowski et Piesiewicz à dramatiser leurs idées plutôt qu'à en parler.

Références

En France, plusieurs critiques ont surinterprété la présence récurrente de bouteilles de lait dans presque tous les épisodes comme une métaphore maternelle ou symbolique, ce que Kieślowski a lui-même démenti en déclarant : « Je ne tourne pas de métaphores [...] Pour moi, une bouteille de lait est une bouteille de lait ».

Musique

La bande originale, composée par Zbigniew Preisner, a été enregistrée dès décembre 1984 au studio Radiowy Dom Sztuki à Katowice, bien avant la sortie de la série, et n'a été publiée pour la première fois qu'en 1991 en France sous le titre Les Dix Commandements. Le Décalogue.

Répliques cultes

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Bóg jest, to bardzo proste, jeśli się wierzy.

Narrateur/Titre Réflexion sur la foi en Dieu

Od czasów Kaina żadna kara nie poprawiła i nie odstraszyła świata od popełniania przestępstwa.

Narrateur/Titre Réflexion sur la peine et le châtiment

Trudno być samemu w taką noc.

Narrateur/Titre Solitude durant une nuit de fête

(...) w moim życiu widziałem zbyt wielu ludzi, którzy mieli umrzeć, ale przeżyli, i takich, którzy umierali bez powodu. Nie mogę wydawać wyroków.

Narrateur/Titre Réflexion sur le jugement et la vie

Nie można mieć wszystkiego naraz.

Dorota Geller Constat sur les choix de la vie

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