Отзыв
Хищник
La Selva Se Lo Llevó
Il y a des films que l'on juge avec sa tête... et d'autres que l'on regarde avec son cœur d'adolescent. Predator fait clairement partie de la seconde catégorie. À chaque visionnage, il a le goût de mon adolescence. Celui des vidéoclubs, des soirées devant la télévision et des héros invincibles qui ne reculaient devant rien. Aujourd'hui, le cinéma d'action a changé, les effets spéciaux ont évolué, mais Predator conserve une efficacité redoutable. Tout commence comme un simple film de commandos. Arnold Schwarzenegger et son équipe s'enfoncent dans la jungle pour une mission de sauvetage. Puis, presque imperceptiblement, le film bascule dans le thriller, avant de devenir un véritable survival. Cette montée en tension reste l'une des grandes réussites de John McTiernan. Comment oublier la découverte des corps suspendus dans les arbres ? Ou cette séquence devenue culte où le Predator révèle enfin son camouflage au milieu de la végétation, faisant comprendre aux soldats qu'ils ne sont plus les chasseurs... mais les proies. Et puis il y a l'affrontement final. Schwarzenegger, privé de ses armes sophistiquées, couvert de boue pour tromper la vision thermique de son adversaire, revient à un combat presque primitif. Une idée simple, brillante, qui transforme un film d'action en duel de survie inoubliable. Bien sûr, Predator porte les marques de son époque. Les muscles sont plus imposants que les dialogues, les explosions sont généreuses et les répliques sont devenues cultes. Mais c'est précisément ce qui fait son charme.